Entretien avec Christelle Gomes, du blog ‘Autant de nos ancêtres…’

Entretien avec Christelle Gomes, du blog ‘Autant de nos ancêtres…’

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Dans le cadre de notre rubrique sur les personnalités de la généalogie, nous donnons la parole à la généablogueuse Christelle Gomes, animatrice du blog ‘Autant de nos ancêtres…’.

Présentez-vous-en quelques lignes

Christelle Gomes

Je m’appelle Christelle GOMES, j’ai 35 ans à l’heure où j’écris ces lignes, et je suis l’auteur du blog Autant de nos ancêtres (autantdenosancetres.wordpress.com). Vous pouvez également me suivre sur les réseaux sociaux (@Christelle Gome5). Je suis originaire de la Nièvre et morvandelle de cœur, mais je vis depuis plus de 12 ans dans le Nord. J’ai un petit garçon, qui a une généalogie très européenne vu qu’il a des branches françaises, belges, portugaises et polonaises.

Quelle est votre activité actuelle ?

Je suis ingénieur de formation, aujourd’hui responsable d’une équipe R&D dans une entreprise de métallurgie. Rien à voir avec la généalogie donc !

Comment est né votre intérêt pour la généalogie ?

Je me suis intéressée très jeune à la généalogie, j’avais une dizaine d’années, ce qui fait remonter mes débuts à la seconde moitié des années 90. Difficile de dire comment est venu le déclic, la recherche de mes ancêtres m’ayant toujours attirée d’aussi loin que je me souvienne. J’ai commencé en faisant des recherches dans les mairies autour de mon domicile pour ma branche paternelle (avec ma maman pour chauffeur), et en envoyant des courriers aux quatre coins de la France pour ma branche maternelle. J’ai eu des hauts et des bas, des périodes où je faisais très peu de recherches, pendant mes études notamment, mais cette passion pour la généalogie est toujours restée en toile de fond et je continue de l’entretenir aujourd’hui encore.

Quelle est l’origine de votre nom de famille ?

Mon nom de famille, GOMES, me vient de mon grand-père portugais. La transmission des noms de famille au Portugal est très différente de ce que nous connaissons en France, le nom de famille n’étant pas nécessairement hérité du père. Ainsi le plus ancien porteur du nom identifié à ce jour est en fait une femme, Maria GOMES, épouse de Antonio RODRIGUES, qui l’a transmis à son fil Manoel GOMES (1695-1774). La famille était bien ancrée sur la paroisse de Sobral, concelho de Mortágua, dans le district de Viseu. Le nom de famille GOMES est extrêmement répandu au Portugal et aurait pour signification « fils de l’homme ».

Quelle est votre découverte généalogique la plus marquante ?

C’est une question difficile ! J’ai en fait deux réponses qui me viennent à l’esprit.

De mon côté, il s’agit sans conteste des recherches que j’ai faites pour retrouver les origines de mon arrière-arrière-grand-père, Théophile PAUL, né de père inconnu à Paris en 1874 et abandonné par sa mère. Après des années de recherches et plusieurs rebondissements, j’ai fini par identifier sa mère Marie Joséphine JUNG (me découvrant à l’occasion une branche alsacienne), mais également son père Nicolas Théophile DALLEMAGNE, fondeur originaire de Conflans-Sainte-Honorine. Ce fut une grande victoire et une immense joie que de découvrir leur histoire.

Et du côté de mon conjoint, il s’agit d’une histoire beaucoup plus ancienne, celle de Salomon PROVENSAL : huguenot originaire de la Drôme Provençale, il a fui la France avec sa famille suite à la révocation de l’Edit de Nantes, en passant par Genève ; il est mort en Bavière dans le refuge huguenot d’Erlangen, mais sa famille a poursuivi sa route jusqu’à Gouda aux Pays-Bas. Son fils s’est finalement installé à Condé-sur-l’Escaut dans le Nord après s’être engagé comme soldat dans le Régiment de la Marck : ça permet de réviser sa géographie !

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre blog Autant de nos ancêtres… ?

J’ai créé mon blog en octobre 2018, afin de partager mes enquêtes et mes trouvailles sur mes ancêtres, plus largement que dans le cercle familial (cercle dans lequel mes histoires de généalogie ne suscitent qu’un intérêt limité). J’y ai très vite trouvé mon compte, car cela m’a permis de découvrir toute une communauté de généalogistes passionnés et dynamiques, regorgeant d’idées quand il s’agit de créer des défis d’écriture (auxquels je participe régulièrement) et capables de s’enthousiasmer sur les petites histoires de mes ancêtres.

Un conseil pour les généalogistes débutants ?

Mon principal conseil serait : faites-vous plaisir ! Bien sûr soyez rigoureux, notez vos sources pour pouvoir y revenir plus tard, mais n’oubliez pas que la généalogie est d’abord un loisir. Alors n’hésitez pas à vous perdre sur les chemins de traverse, à farfouiller à droite à gauche, car la sérendipité est la mère des plus belles découvertes !

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