Origines Sucrées : Nicolas Bacheyre dévoilé

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Il y a quelques semaines nous avons invité 6 chefs pâtissiers et chocolatiers français à découvrir leurs origines et histoire familiale, en compagnie du journaliste gastronomique Vincent Ferniot et de la blogueuse Sharon Heinrich de Paris Chez Sharon.

L’un d’eux est le Chef Pâtissier du concept-store Un Dimanche à Paris, situé à Saint-Germain-des-Prés. Regardez-le ici alors qu’il découvre ses résultats ADN et son histoire familiale :

La famille de Nicolas Bacheyre vient du Sud-Ouest de la France. Natif de la ville de Toulouse, ses racines sont exclusivement paysannes et occitanes, concentrées en Haute-Garonne et dans l’Ariège.

Dès le début des recherches, Nicolas nous avait fait part de ses interrogations au sujet de son nom de famille, précisant qu’à sa connaissance, depuis 1950 seulement 3 personnes sont nées Bacheyre : son père, sa sœur et lui. Il soupçonnait un changement de nom effectué par un ancêtre. C’est ce que nous avons voulu découvrir.

Le galet de Nicolas Bacheyre, élu « Meilleur Espoir Pâtissier » en 2016

Visitez notre mini-site pour découvrir les autres chefs pâtissiers-chocolatiers et leur histoire familiale

Les origines ethniques de Nicolas sont exclusivement européennes : de l’Europe du Sud (72,2 % Ibère), de l’Europe du Nord et de l’Ouest (19,6 %) et de l’Europe de l’Est (8,2 %). De ses origines européennes découlent plus de 350 correspondances ADN éparpillées dans le monde entier. Nous avons mis Nicolas en relation avec des cousins génétiques en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie, en Suède…

Les origines ethniques de Nicolas Bacheyre

Vous aussi comme Nicolas Bacheyre, découvrez vos origines 

Je pense que ça intéressera vraiment tout le monde en fait, de se dire : et bien je ne pensais pas ça.

Nous l’avons également surpris avec quelques révélations sur son histoire familiale, notamment sur son nom de famille.

Vue Ascendance de l’arbre que nous avons construit pour Nicolas Bacheyre, remontant sur 8 générations.

Pour marquer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, célébré il y a quelques mois, nous avons suivi le parcours de son arrière-grand-père Jean Renaillé durant la Grande Guerre.

Extrait du registre matricule de son arrière-grand-père Jean Renaillé

Né en 1895 dans l’Ariège, Jean Renaillé a fait toute la guerre au 143e Régiment d’Infanterie, et a été blessé à deux reprises. Une première fois à Le Mesnil-lès-Hurlus le 25 juillet 1915 par fusées éclairantes aux yeux. Une blessure qui lui valut 6 mois d’hôpital.

Le Mesnil-lès-Hurlus est un ancien village de la Marne qui a été complètement détruit pendant la guerre et rayé de la carte.

Il a été blessé une seconde fois le 9 mai 1918 par intoxication au gaz, au Mont Kemmel, en Belgique, durant la 3e bataille des Flandres (9 avril-20 mai 1918).

Bacheyre…ou Vaissière ? 

Nicolas Bacheyre aurait pu en fait s’appeler Nicolas Vaissière !

Nous sommes remontés sur 6 générations pour retrouver son ancêtre direct, le cultivateur Pierre Jean Vaissière (1780-1845), qui était propriétaire à Nogaret (Haute-Garonne), quittant son domaine pour Daumazan, dans la vallée de l’Arize, en Ariège.

Le nom Vaissière vient de Vayssière, qui désigne celui qui est originaire de (la) Vayssière, toponyme évoquant un bois de noisetiers.

Son fils Joseph, né en 1818 à Nogaret, épouse la daumazanaise Bertrande Rousse le 24 février 1848. Il se marie sous le nom de Vaissière mais ceci est le dernier acte où le nom de Vaissière apparaît. Dès la naissance de leur premier enfant, le nom Bacheyre remplace celui de Vaissière.

L’acte de mariage de Joseph Vaissière et de Bertrande Rousse en 1848

L’Ariège a transformé Vaissière en Bacheyre et le fort accent de ces régions a peut-être sa part d’explication !

Le premier homme de la famille à naître sous le nom de Bacheyre est son arrière-arrière-grand-père Jean Bacheyre, né à Damauzan le 30 août 1855 au 5 rue du Vieux Pont.

5 rue du Vieux Pont à Daumazan. Ses parents étaient cultivateurs mais habitaient une maison du village.

Pour conclure, une curiosité dans cet acte de mariage entre ses ancêtres directs (6 générations ) Marie Mazet et son second mari Germain Espitalié. Elle est veuve depuis 10 ans du frère de Germain, et pour se marier entre beau-frère et belle-sœur, il faut alors l’autorisation du roi des français, Louis-Philippe Ier.

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