ADN des Légendes du foot : Robert Pires dévoilé

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Pour marquer l’événement international de football de ce mois-ci, nous avons demandé à 8 légendes du foot de faire un test ADN avec MyHeritage afin de mieux connaître leurs racines et leur histoire familiale.

L’un d’entre eux n’est autre que le champion du Monde 1998 et champion d’Europe 2000 Robert Pires.

Né à Reims il y a 44 ans, Robert a grandi dans une famille issue de l’immigration. Ses parents sont tous les deux arrivés en France dans les années 60 : son père Antonio du Portugal, sa mère Maribel de l’Espagne.

Tout au long de sa brillante carrière, il s’est construit un palmarès étoffé en évoluant sous différentes couleurs, Metz, Marseille, l’Arsenal en Angleterre et Villareal en Espagne. Ses origines sont-elles tout aussi variées ?

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Nous l’avons rencontré chez lui à Londres, sa ville d’adoption depuis plusieurs années. Il a accepté le défi de remettre en question sa forte identité ibérique.

Malgré ses origines portugaise et espagnoles, son attachement sans faille à son pays natal s’est traduit par sa carrière en équipe de France. Il nous l’a dit plusieurs fois lors de notre rencontre : il se sent français a 100% et n’aurait pas pu jouer pour une autre équipe nationale.

Les résultats ADN de Robert Pires

Les 48,5 % Ibériques étaient escomptés mais ce sont les 38,1 % Italiens qui l’ont laissé bouche bée ! Si les 4,2 % Irlandais, Ecossais et Gallois l’ont intrigué, les 2,8 % Anglais l’ont fait sentir encore plus chez soi à Londres !

‘Quoi qu’il arrive, on est connectés, on pense qu’on ne fait pas partie de cette partie du monde, mais on s’aperçoit grâce à MyHeritage que oui. On est vraiment connectés avec tout le monde.’ a-t-il déclaré.

 

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Nous avons pu le mettre en relation avec plus de 350 correspondances ADN éparpillées dans le monde entier, en passant du Portugal à l’Australie, du Brésil aux Etats-Unis…

Nous l’avons surpris avec le message (en anglais) d’une correspondance ADN, Fabiola Pires du Portugal. Robert pourra maintenant contacter Fabiola pour mieux comprendre quelle est leur exacte parenté.

Fabiola Pires a envoyé un message surprise pour Robert

Nous l’avons aussi surpris avec quelques révélations sur son histoire familiale.

L’arbre que nous avons construit pour Robert Pires remonte sur sur 7 générations.

Du côté paternel, ses ancêtres portugais sont originaires de São João da Ribeira, une paroisse rurale appartenant à la municipalité de Ponte de Lima, située à côté de la rivière Lima. Le folklore de cette région y bien connu pour sa musique joyeuse et de ses vêtements ruraux colorés.

La famille portugaise de Robert Pires est composée majoritairement de petits paysans. Les petits agriculteurs avaient généralement une mobilité géographique très réduite. Les lopins de terre qu’ils possédaient ou cultivaient en fermage le plus souvent déterminaient l’endroit où ils devaient vivre et travailler depuis le lever du soleil jusqu’au coucher du soleil. Ainsi, il était assez courant dans les familles de petits paysans d’organiser les mariages de leurs fils avec les fils d’autres cultivateurs du même village et des environs.

Caption : L’église de São João da Ribeira où la plupart des ancêtres de Robert Pires ont baptisés et se sont mariés.

Robert Pires n’a pas été le seul sportif de haut niveau de sa famille ! Nous lui avons appris qu’en juillet 1926, son arrière-grand-père, Don Macario Fernández Lerantes avait remporté le troisième prix au jeu de quilles du concours officiel de la Sociedad de Festejos de San Pedro !

Son arrière-grand-père avait remporté 50 pesetas en marquant 105 points.

L’affaire du poison

Au cours de nos recherches nous avons découvert une affaire surprenante. En janvier 1840 une enquête criminelle est ouverte à Ponte de Lima concernant la famille de son arrière-arrière-arrière-grand-père José Maria Pereira Viana.

Jose Maria était un cirurgião, il était ce qu’on appelait autrefois un chirurgien barbier. Il n’était pas un médecin à proprement parler mais ses connaissances médicales lui permettaient de soigner et de pratiquer des opérations mineures. Quelques semaines auparavant, en novembre 1839 dans l’église de São João da Ribeira une fille de José Maria Pereira Viana fait baptiser son fils Jose. Elle n’est pas mariée, l’enfant n’a pas de père, mais soudain un jeune homme fait irruption dans l’église et déclare qu’il est le père ! C’est la stupeur générale ! Il est si sûr de vouloir revendiquer la paternité de cet enfant qu’il signe sur place un papier l’affirmant. Evidemment cela signifie mariage, et il aura lieu en janvier 1840.

Le document relatant l’enquête sur l’affaire de l’empoisonnement

Le lendemain des noces, comme la coutume le veut, un plat d’aletria (un dessert à base de pates traditionnellement servi lors des fêtes) est porté par une femme du village, chez la famille de la mariée… Elle leur dit que cela vient de parents qui n’ont pu venir aux noces…Lorsque la mariée et sa sœur (l’arrière-arrière-grand-mère de Rober Pires) commencent à se sentir mal, Jose Maria intervient à temps pour les sauver. L’aletria était empoisonnée !

Qui a essayé de tuer José Maria et sa famille ? La femme qui porta le dessert affirma au moment de l’enquête qu’elle avait reçu quelques pièces pour le faire par la propriétaire de lq boutique ou avait travaillé le marié. Apparemment les noces de son ancien employé ne l’avaient pas réjoui ! Cependant, parce que le poison n’avait tué personne et qu’il n’y avait pas assez de preuves, l’enquête fut abandonnée.

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