A 64 ans je sais enfin d’où je viens

A 64 ans je sais enfin d’où je viens

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Claire Buades, 64 ans, habitante de Toulouse, a cherché longtemps ses origines. Née soux X et adoptée quelques semaines après sa naissance, elle a grandi et vécu sa vie avec le terrible poids des questions sans réponses. Elle raconte sa quête et comment MyHeritage a levé le mystère de son histoire familiale. 

Claire

« Mon histoire, ou plus exactement son dénouement, commence lorsqu’un un ami m’a conseillé de faire un test ADN. Je suis née sous X et j’ai été adoptée à 1 mois, mais ça je ne l’ai appris qu’à 11 ans lorsque j’ai trouvé par hasard les papiers d’adoption. Mes parents ont nié et ont préféré mentir en me disant que mon père était bien mon père biologique. Puis des années plus tard, il m’avoua en larmes que ce n’était pas vrai.

Malgré une enfance choyée, passée en région toulousaine, j’ai ressenti toute ma vie un mal-être, causé par ces mensonges et ces non-dits. C’est important de connaître son histoire, ses racines.

Lorsque j’ai fait le test ADN de MyHeritage, je savais bien peu de choses sur ma naissance : je suis née en Algérie, dans une clinique privée dans un quartier huppé de la ville d’Oran, mais le médecin et la sage-femme  et l’assistante sociale étaient décédées.

Les résultats du test

L’estimation de mes origines ethniques m’a surprise et confortée à la fois sur certains ressentis. Enfin je commence à apprendre quelque chose sur moi-même.

Certaines de mes correspondances ADN sont assez élevées et j’entreprends de les contacter. Je localise et appelle au téléphone une correspondance à 7,9% estimée comme étant une ‘cousine germaine éloignée au 1er degré – Cousine issue de germain. Surprise par mon appel, elle refuse de parler. Je lui écris l’âme en peine et un mois après elle me répond enfin, me conseillant de m’adresser à sa sœur.

 

Colette, la mère biologique de Claire

Entre temps une autre correspondance à 5,3 %, tente de m’aider. Elle me donne les noms de ses arrière-grands-parents qui, je le découvrirai plus tard, sont les grands-parents de la première correspondance. Une autre correspondance m’aide aussi et nous entreprenons des recherches généalogiques. C’est ainsi que 5 mois après avoir le test, je me rapproche de la famille de ma mère, mais je ne le sais pas encore.

Claire (à gauche) et sa demi-soeur

Le moment de la découverte

C’est à ce moment-là que la première correspondance me conseille de parler avec Pierre, un de ses cousins germains. Celui-ci ne sait rien mais il se renseigne immédiatement auprès de sa sœur aînée qui vit à Valence, en Espagne. Et  là tout bascule. Elle sait ! Cette sœur ainée lui donne ma date de naissance, l’endroit de ma naissance et le prénom de la sage-femme… Elle connait mon histoire ! Elle est en fait ma tante, la seule à avoir été dans le secret… Je l’appelle  et elle me parle de ma mère, Colette, qui avait juste 18 ans, que sa mère a conduite du Maroc en Algérie pour une totale discrétion.

Ma mère est malheureusement décédée en 2015 à l’âge de 76 ans, mais j’ai découvert l’existence d’une demi-sœur qui vit à Compiègne et d’un demi-frère qui vit à Quimper.

Claire (à droite) avec sa demi-soeur et son demi-frère

Les retrouvailles

Nous nous sommes rencontrés très vite, et à ma grande surprise et joie, j’ai aussitôt reçu la place de la grande sœur, moi qui arrive dans ma famille maternelle à 60 ans passés !

Il me reste à lever le mystère de l’identité de mon père. Ma tante se souvient d’un beau légionnaire italien que ma mère fréquentait. Les 40 % d’origines italiennes de mes origines ethniques me poussent donc sur cette piste. Je continue ma quête, forte du soutien et de l’amour de ma famille retrouvée. »

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  • HAUMAITRE


    8 février 2021

    Quelle chance d’avoir pu en arriver là…
    C’est extrêmement difficile d’arriver dans une famille qui ne vous connait pas, et pour laquelle vous représenté un « problème » qui débarque sans que personne ne soit vraiment au courant de ce qui s’est passé. On a très envie de savoir et en même temps on se sent coupable de casser une harmonie familiale…
    Ca passe ou ça casse, soit 50 % de réussite ou d’échec.
    Je vous envie. Mais très heureuse pour vous, car vous avez eu la chance que ça passe…

  • Roussel Lydia


    9 février 2021

    Bonjour,
    Très belles histoires!! Moi aussi je recherche mon père, ma mère m’a placée à l’adass à l’âge de 18 mois plus de nouvelle et puis elle m’a recontacté a 18 ans on n’as pas de bon rapport vu qu’elle ne veut pas me parler de mon père mais vraiment pas elle a une haine surdimensionné à son sujet! Donc ma recherche est de retrouver mon père ou de la famille de celui-ci.
    Cordialement.

  • venail gilda


    10 février 2021

    C’ est une chance merveilleuse de retrouver son papa, sa maman qui sont notre identité.Dans l’ histoire de Claire, j’ ai ressenti une forte émotion, comme Claire j’ ai été abandonnée à ma naissance à Relizane dans l’ Oranie. J ai appris cette nouvelle , j’ avais 50 ans. Donc , je ne pouvais plus en parler avec mes parents adoptifs qui ont été merveilleux et très aimants.Mais je porte cette douleur, c ‘est une plaie qui ne se ferme pas.Je crois avoir trouvé les traces de mon père, malheureusement pour ma maman c ‘est très flou; je ne sais comment faire pour rechercher par un test ADN , mes origines maternelles.Ma Foi m’ a sauvé et m’ aide à chaque instant. Merci à ceux ou celles qui peuvent m’ aider
    Gilda