11    avr 20120 commentaire

Commémoration du Titanic

Nick Barratt

Ceci est la traduction de l’article écrit pour notre blog en langue anglaise par Dr Nick Barratt, écrivain, historien et journaliste qui dirige la Sticks Research Agency. Il est aussi présentateur télé et il a sa propre vodcast www.familyhistoryshow.net, en association avec MyHeritage.com. Il est actuellement le président de la Federation of Family History Societies, vice-président de l'Association of Genealogists and Researchers in Archives, directeur exécutif de FreeBMD, rédacteur en chef du magazine Your Family History magazine, Teaching Fellow honoraire à l'Université de Dundee, et le fiduciaire de la Society of Genealogists.

2012 est censé être une année de célébration. Nous avons le jubilé de diamant de la reine et les jeux Olympiques de Londres, façonnant le ton de notre approche aux occasions publiques - une opportunité pour oublier la morosité de l'économie et faire la fête.

Ceci explique peut-être les célébrations concernant le centenaire du voyage inaugural du Titanic, et son entrée dans les annales de l'histoire maritime lorsqu’il heurta un iceberg et coula. Alors que cet anniversaire approche, il est très facile d'oublier les lourdes pertes en vies humaines - plus de 1500 personnes sont mortes en quelques minutes – pendant que Hollywood s’apprête à ressortir la superproduction du même nom, et que les manifestations et les expositions se multiplient.

Dans l'ensemble, cependant, l’idée est de commémorer plutôt que de célébrer ce moment de l'histoire contemporaine. J'ai un parti pris personnel à l'égard de cette approche, ayant écrit le livre Lost Voices from the Titanic (Les voix perdues du Titanic) qui se base sur des témoignages rarement utilisés ou publiés. Témoignages qui avaient été rassemblés par l'historien Walter Lord dans les années 1950, lorsqu'il avait écrit sa propre contribution sur la drame, dont fut tiré le film ‘Atlantique, latitude 41°’.

La majorité de la collection se trouve au Musée National de Greenwich, et c’est pénible à lire. Chaque témoignage transporte le lecteur en arrière dans le temps vers cette nuit fatidique, le ramène là où les gens se tenaient sur le pont , en attente d'instructions, dans les entrailles tentant de sauver le navire en détresse, dans la salle de communication essayant désespérément de donner l’alarme et d’assurer le sauvetage, et dans les canots de sauvetage, en regardant le navire couler dans les eaux glacées de l'Atlantique.

Vous ne pouvez pas ne pas être ému par certains de ces témoignages. Parmi les plus poignants il y a celui de Charlotte Collyer, qui regardait son mari Harvey resté à bord alors que l'embarcation de sauvetage contenant elle-même et leur fille, Marjorie, descendait vers une sécurité relative, sachant qu'il y avait peu de chance de le revoir. Elle décrit aussi la scène  d’un jeune garçon essayant de sauter avec eux, qui fut ordonné par l'officier de bord, le menaçant de son arme, de quitter le navire et d'agir en homme. En sanglotant, il accepta son sort. Sur le pont du Carpathia, le premier navire arrivé sur la scène, les femmes essayaient désespérément de voir si leurs maris étaient sains et saufs. La plupart étaient amèrement déçues, comme l’était Charlotte. Son histoire se termine par une lettre à ses beaux-parents les prévenant du deuil qui les affligeait, et son retour chez elle après avoir tout perdu, sauf sa fille.

J'ai eu la chance de rencontrer la dernière passagère survivante, Millvina Dean, avant son décès en 2009. Elle résume la façon que je partage sur comment aborder le Titanic. Cette tragédie a changé sa vie à bien des égards, mais elle ne pouvait pas supporter l'idée que les gens puissent visiter l'épave, ou ramener à la surface des objets. "Après tout, dit-elle, c'est la tombe de mon père. Il se trouve au fond, quelque part. Qu'il repose en paix. "

Maintenant que le dernier lien vivant avec le Titanic a disparu, qu'il est devenu partie intégrante de l'histoire, et non plus un rappel vivant de tragédies personnelles, nous devrions commémorer le centenaire, et ensuite seulement commencer à l’approcher différemment.

Laura Mabel Francatelli et d'autres survivants (Crédit photo: Discovery Channel)

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