Suite à la perte de deux de mes filles, j’ai trouvé une demi-sœur grâce à un test ADN
- De Cathy Leschaud ·


Bonjour, je m’appelle Katharina Leschaud, j’ai 68 ans et je voudrais partager avec vous l’histoire de la rencontre surprenante avec ma demi-sœur Marianne Dessarzin, grâce à un test ADN fait par jeu.
Je suis mariée depuis 45 ans et j’ai eu 4 enfants, Cindy, Céline, Cyril et Coralie. En 2003, j’ai commencé mes recherches généalogiques sur la famille de mon mari Marc Leschaud, car son nom de famille écrit de cette manière, n’était pas très usuel en Suisse. Il est originaire de Genève et à ce moment-là sur internet, nous n’étions que 2 personnes avec ce nom.
Mes différentes recherches m’ont appris que dans les années 1600-1700, la famille de mon mari portait le nom de Leschot et qu’elle était originaire du Locle dans le canton de Neuchâtel. De plus, il semble que le nom Léchot ou Leschot pourrait être, au départ, une variante de Lescot (= L’écossais)
En novembre 2015 et avril 2024, nous avons malheureusement perdu deux filles, chacune peu de temps après la naissance d’un enfant. Nous avons donc trois petits-enfants qui sont tous orphelins de maman.
Durant cette seconde période de deuil, j’ai recommencé mes recherches généalogiques, mais cette fois-ci sur ma famille, c’est-à-dire la famille Schmid originaire de Frutigen dans le canton de Berne en Suisse.
Durant le mois de juin 2024, MyHeritage a fait de la publicité pour les tests ADN qui peuvent nous révéler notre origine géographique et également, nous donner la possibilité de retrouver des membres de notre famille.
Par jeu, j’ai proposé à mon mari de faire tous les deux un test ADN qui pourrait peut-être confirmer que le nom Leschaud est celui d’un écossais, qui selon la légende se serait battu à Morat-Grandson en 1476 et aurait marié une jeune femme de Franche-Comté.
Le 27 juillet 2024, au retour des résultats du test de mon mari, nous avons effectivement pu constater qu’il avait des origines bretonnes-anglaises-écossaises à plus de 25%, ce qui nous a bien amusé, car cela correspondait tout à fait à l’origine écossaise de mon mari.

Un détail d’un tableau représentant la bataille de Morat (1476), où l’ancêtre de Marc a combattu, selon la légende.
Les résultats de mon test sont arrivés un jour plus tard. Quel choc ! J’ai pu lire : « Bonne nouvelle ! Nous avons découvert des correspondances ADN pour vous. Marianne Dessarzin partage avec vous 25,3% d’ADN ce qui suggère qu’elle est probablement votre demi-sœur ! »
Stupeur générale ! Comment cela pouvait-il être possible ! Cette question m’a trottée dans la tête toute la nuit. Le lendemain, j’ai contacté Marianne en lui annonçant les résultats qu’elle avait reçu en même temps que moi et en lui demandant quelle était son impression, car je ne comprenais pas comment cela pouvait être possible.
Mes parents étant déjà décédés, je ne pouvais pas leur demander des explications et j’avais trop de difficultés à comprendre. Je suis née fin novembre 1957 et ma demi-sœur est née peu avant moi en février 1957 !!! Je n’ai jamais eu connaissance d’une autre sœur que celle de Suzi, ma sœur aînée et de Rolf, mon grand frère.
Dans le premier message échangé avec Marianne, celle-ci m’a expliqué qu’elle n’était absolument pas étonnée, car elle est née à La Chaux-de-Fonds en février 1957 et a été abandonnée à sa naissance et ensuite adoptée par une famille suisse.
Nous avons décidé de prendre contact par téléphone le lendemain afin d’en apprendre un peu plus sur le parcours de Marianne et de ses recherches sur sa vraie maman et de parler de mon père qui était visiblement également le sien.
Au fur et à mesure de nos conversations téléphoniques, nous avons pu comprendre, comment cette relation a été possible. Dans les années 1956-1957, la mère de Marianne travaillait à St-Imier à l’Hôpital comme lingère et mon père séjournait seul dans le village à 100 métres de l’hôpital, sans sa famille. Son domicile officiel était encore à Frutigen et il travaillait à Renan, car dans l’Oberland Bernois, il y avait beaucoup de chômage. Il cherchait un appartement dans le Jura bernois, pour y vivre avec sa famille. En attendant d’accoucher du troisième enfant (moi), ma mère vivait auprès de ses parents à Frutigen avec ma sœur Suzi et mon frère Rolf.
Dans les années 50, les gens ne voyageaient pas beaucoup et comme l’argent manquait, mon père Friedrich, ne retournait que rarement auprès de sa famille. Friedrich (Fritz) a certainement fait la connaissance de la mère de Marianne au cours d’une soirée ou autour d’un petit verre et ils ont sympathisé. Ce qui s’est passé ensuite relève de suppositions, mais visiblement le résultat final est simple à expliquer : Marianne et Katharina (Cathy) sont des demi-sœurs et elles se sont retrouvées grâce à ce test ADN.
De nombreux messages et maintes conversations téléphoniques ont eu lieu entre Marianne et moi et nous avons très vite remarqué que nous avions de nombreuses affinités. Il me semble que nous nous connaissons depuis toujours.
Marianne a eu deux enfants, dont une fille qui est née le 20 mai 1984, les mêmes jour et année de naissance que celui de ma fille Céline, incroyable coïncidence, tout cela à 50 km l’une de l’autre ! La sœur aînée de Marianne est née le même jour (25 novembre) que moi !
La première rencontre officielle entre Marianne, Cathy et Suzi a eu lieu le 9 septembre 2024 au domicile de Cathy et Marianne a pu faire connaissance avec son autre demi-sœur Suzi. Au mois d’octobre, nous nous sommes rendus dans le Doubs en France au domicile de Marianne. Pour des raisons de santé, Marianne n’a pu rencontrer Rolf, son demi-frère qu’au mois de février 2025.
Depuis cette fantastique rencontre, il y a eu de nombreux appels téléphoniques, messages, rencontres avec la fille et des petits-enfants de Marianne. De son côté, Marianne a pu faire la connaissance de notre fille, notre fils et une petite-fille qui vit chez nous depuis la mort de sa maman. C’est toujours un plaisir de s’appeler chaque semaine pour se donner des nouvelles et nous n’avons, les deux, jamais eu de doute quant au fait d’être des demi-sœurs.
Suite au décès de la seconde de mes filles, j’ai suivi une thérapie chez un psychiatre et je lui ai raconté toute cette histoire. Il m’a alors posé la question : pourquoi avez-vous fait des recherches généalogiques, était-ce pour trouver votre sœur ? Je pense qu’au fond de moi, c’est vrai ….. quel bonheur de l’avoir retrouvée !
Un grand merci à Cathy d’avoir partagé son incroyable histoire avec nous ! Si vous avez également fait une découverte surprenante avec MyHeritage, nous serions ravis de l’entendre. N’hésitez pas à nous en faire part via ce formulaire ou par e-mail à l’adresse stories@myheritage.com.




