

Le passage à la nouvelle année a toujours été un moment festif et riche en traditions en France. Plongeons-nous dans l’ambiance des célébrations du Nouvel An au siècle dernier, une époque où se mêlaient coutumes ancestrales et nouvelles pratiques.
Le réveillon : une tradition née de la Grande Guerre
Le réveillon du Nouvel An, tel que nous le connaissons aujourd’hui, trouve ses origines dans un contexte inattendu : la Première Guerre mondiale. C’est en 1915 que l’état-major français, soucieux de remonter le moral des troupes, décida d’organiser une distribution spéciale pour le passage à la nouvelle année. Les soldats reçurent du vin mousseux, du jambon, des friandises et même des cigares. Cette tradition se perpétua après la guerre, lorsque les soldats ramenèrent cette coutume dans leurs foyers.
Les festivités dans les rues
Au tournant du XXe siècle, les villes françaises s’animaient de façon particulière pour le Nouvel An. À Genève, par exemple, les rues se transformaient en un véritable champ de foire. Des carrousels, des stands de tir et des vendeurs d’amandes grillées envahissaient les places, créant une ambiance festive et populaire. Cette tradition de fête foraine pour le Nouvel An s’est maintenue dans de nombreuses villes françaises jusqu’au milieu du siècle.
Le repas du réveillon
Le repas du réveillon était un moment important des célébrations. Traditionnellement, on observait une distinction entre le « jour maigre » (le 31 décembre) et le « jour gras » (le 1er janvier). Avant minuit, on privilégiait les aliments considérés comme « maigres » : poisson, fruits de mer et viande blanche. Après minuit, on passait aux mets plus riches, comme la viande rouge. Cette tradition explique en partie pourquoi les huîtres, la dinde et le foie gras sont encore aujourd’hui des incontournables du menu du réveillon.

Les traditions à minuit
Le décompte et les vœux
À l’approche de minuit, les Français se rassemblaient pour le fameux décompte des secondes. Dès que sonnaient les douze coups de minuit, c’était l’explosion de joie : on se souhaitait la bonne année, on s’embrassait et on lançait des cotillons.
Le baiser sous le gui
Une tradition particulièrement charmante était celle du baiser sous le gui. Héritage des cultures celtique et gauloise, cette coutume voulait qu’on s’embrasse sous une branche de gui à minuit. Le gui, symbole d’immortalité, car ses feuilles restent vertes même en hiver, était censé porter bonheur et éloigner les mauvais esprits pour l’année à venir.
L’évolution des célébrations
Au fil du XXe siècle, les célébrations du Nouvel An ont évolué. L’apparition de la radio puis de la télévision a introduit de nouvelles traditions, comme les vœux présidentiels, instaurés par Charles de Gaulle en 1958. Le passage à l’an 2000 a marqué un tournant, transformant le Nouvel An en une fête plus populaire et publique, avec des rassemblements dans les rues et des feux d’artifice spectaculaires.
Le Nouvel An en France au siècle dernier était ainsi un mélange de traditions anciennes et de nouvelles coutumes, reflétant les changements sociaux et technologiques de l’époque. Ces célébrations, à la fois familiales et collectives, ont contribué à forger l’identité culturelle française et continuent d’évoluer avec chaque génération.
Quelle était la tradition du Nouvel An chez vos ancêtres ?
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