Regarder notre histoire : le b.a.-ba des photos

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Votre grand-mère en avait une. Votre mère également. Et vous en avez certainement une vous aussi.

Sur la plus haute étagère d’une armoire, dans le garage, ou dans le grenier, vous avez une boite pas comme les autres. C’est peut-être une vieille boite en métal qui, dans une vie précédente, contenait des biscuits, une vieille boite à chaussures ou une boite à chapeau, un récipient plus moderne, en plastique avec un couvercle encliquetable, ou peut-être même un sac en plastique scellé dans un tiroir.

Cette boite peut contenir des fleurs séchées, des cartes de vacances et d’événements familiaux, et surtout de vieilles photographies. Si c’est votre collection personnelle, vous savez probablement qui sont les gens dessus et quand ces photos ont été prises. Très bien.

Cependant, certaines de ces photos précieuses peuvent avoir appartenu à votre arrière-grand-mère. Elle – si vous avez de la chance – peut avoir écrit légèrement au crayon sur le dos l’identité des personnes. La dame au chapeau étrange est cousine Héléène, d’après ce que vous lisez mais vous n’avez jamais entendu parler de cette cousine.

Si vous avez encore plus de chance, l’inscription peut indiquer que la photo a été envoyé par « Ton cher frère à Londres. » Vous n’avez aucune idée de qui peut bien être ce frère à Londres.

Si votre arrière-grand-mère était très méticuleuse, elle peut avoir noté les noms, les dates et les lieux sur chaque photo. Dans ce cas, vos collègues généalogistes du monde entier vous félicitent pour votre bonne fortune !

Plus probablement, cependant, la boite est remplie de vieilles photos – et aucune n’est identifiée.

Pourquoi devraient-elles l’être d’ailleurs ? Votre arrière-grand-mère savait qui était chaque personne et comment elles étaient liées les unes aux autres, mais elle est décédée depuis des décennies et vous n’étiez pas intéressé par votre histoire familiale quand elle était vivante.

En tout cas, elle ne pouvait tout simplement pas savoir que, des décennies plus tard, quelqu’un serait intéressé par ces vieilles photos et ce qu’elles représentent.

Peut-être que nos ancêtres voulaient simplement nous embêter en conservant ces photos précieuses mais sans jamais identifier une seule personne, en se disant : « Pourquoi leur faciliter la tâche ? Faisons-les travailler ! »

Espérons que vous casserez cette chaîne de photos non identifiées.

 

Voici quelques lignes directrices pour préserver le contenu de ces vieilles boites.

Tout d’abord, réalisez que votre ancêtre vous a fait une grande faveur en conservant les photos loin de la lumière pour éviter la décoloration, même si elles ont pu être stockées dans des conditions défavorables dans le garage, le sous-sol ou le grenier. Autrefois, quand le crayon était utilisé plus qu’aujourd’hui, ces inscriptions au dos des photos ne les abimaient pas.

Beaucoup de photos de la fin du XIXème et du début du XXème siècle sont en bon état car elles ont été soigneusement développées, mais beaucoup de photos modernes des années 1950-1970 se sont décolorées, à la suite d’un traitement mécanique de mauvaise qualité.

Les médias électroniques sont toujours en discussion. L’espérance de vie de ceux-ci est une question d’incertitude. Combien de personnes connaissez-vous avec de vieux magnétophones de vidéocassettes Betamax ou VHS, ou des cartouches 8 pistes ?

Les experts conseillent de numériser les vieilles photos sur des CD, sur des clés USB, et aussi de faire faire des négatifs de chaque photo par un photographe professionnel. Et bien sûr, le meilleur moyen de les conserver et de les transmettre est de télécharger toutes ces photos sur votre site familial MyHeritage et de les partager avec vos proches. Ils ont peut-être les mêmes photos, mais il se peut que leur grand-mère ait écrit les noms au dos !

À faire et à ne pas faire

  • -Ne collez jamais une photo ; n’utilisez jamais de ruban adhésif
  • -Ne jamais utiliser un album avec des pages adhésives, où les photos sont placées sur un support adhésif et recouvertes d’une feuille de plastique. Il est impossible de les enlever sans dommages majeurs. Numérisez des pages si c’est possible, prenez des photos numériques ou demandez à un photographe professionnel de copier les photos une par une.
  • – N’écrivez jamais sur la photo avec un stylo à bille, un stylo dur ou un crayon dur. Utilisez un crayon très doux, écrivez légèrement, ou utilisez un stylo spécial. N’écrivez jamais sur la photo, et n’encerclez une personne dans un groupe ! Utilisez une superposition de papier de soie et écrivez-y les noms.
  • -Les photos en noir et blanc ont une durée de vie plus longue, surtout si elles sont protégées de la lumière. Les photos modernes décolorées et délavées peuvent être numérisées ; le réglage de la couleur étant possible.
  • -Les anciennes glissières avec des couvercles en verre retiennent l’humidité et la condensation. La moisissure et les champignons produisent des taches noires. Numérisez et copiez-les sur CD.
  • -Travailler avec des CD, des scans et des photocopies d’images ; gardez les originaux hors de la lumière.
  • -A mesure que votre recherche progresse et que vous trouvez plus d’ancêtres et de cousins, partagez vos photos et demandez à voir celles de vos cousins retrouvés. Ils peuvent avoir les mêmes photos mais ils peuvent avoir plus d’information sur leurs copies.

Comment définir l’année ou le lieu d’une vieille photo ?

Les vieilles photos (XIXème siècle) sont généralement montées sur une carte avec le nom et l’adresse du photographe. C’est un indice. Le processus photographique utilisé donne des conseils de datation, tout comme les détails des vêtements, les bijoux et accessoires, les décorations intérieures ou les styles de coiffure offrent plus d’informations.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à regarder notre webinaire et l’analyse d’une photo avec Sophie Boudarel, généalogiste et restauratrice de photos, bien connue pour sa gazette des Ancêtres.

 

 

Qu’avez-vous découvert dans vos vieilles photos ? Dites-le-nous dans les commentaires ci-dessous.

Ce qui suit est la traduction d’un article publié dans le blog anglais de MyHeritage par Schelly Talalay Dardashti, conseillère en généalogie de MyHeritage pour les États-Unis.

 

 

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  • leonard dignard


    29 mars 2018

    j’aime bien votre équipe, merci