I. Généalogie en Afrique de l’Ouest : la naissance d’une passion
Nous sommes toujours très fiers de présenter sur notre blog les histoires et recherches de nos utilisateurs. Cette semaine, voici l'histoire de Madame Madina Touré, une utilisatrice mauritanienne de MyHeritage dont l'arbre généalogique et les recherches sur ses racines nous plongent dans l'histoire de l'Afrique de l'Ouest :
"Je suis née, il y a un peu moins d’un demi-siècle dans la moyenne vallée du Fleuve Sénégal, sur la rive mauritanienne. Mes parents et deux de mes grands-parents y sont également nés. Notre ville, Kayhaydi (Kaédi pour le colonisateur Français), était la plus grande de la province du Bosséa à laquelle elle appartient. Cette province fait partie du territoire du Fouta-Toro, pays à cheval sur les deux rives du fleuve Sénégal peuplé à majorité par des Haalpulaaren (locuteurs du Pulaar/Fulfulde, langue des Peuls).
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Je vivais dans une grande maison avec mes parents, mes frères et sœurs, ma grand-mère paternelle, une femme Soninké (une autre ethnie de la vallée), ma tante paternelle et certains de nos alliés. Mon grand-père paternel que nous n’avons pas connu, décédé avant l’âge de 50 ans, avait eu le temps d’épouser deux femmes avant ma grand-mère, qui lui ont donné chacune un garçon. Notre maison accueillait pendant l’été l’ensemble de mes cousins (fils de mes oncles paternels) lui donnant ainsi une allure de colonie de vacances.

La maison familiale de nos jours
Déjà très jeune, imprégnée de la double culture peule et soninké, j’étais dotée d’une curiosité au dessus de la normale. Je voulais tout le temps savoir l’identité des visiteurs de ma grand-mère paternelle, avec laquelle je partageais la même chambre. Celle-ci, loin de s’énerver, satisfaisait ma curiosité en me donnant en plus de leurs noms ses liens de parenté avec eux. C’est ainsi que j’enregistrais dans ma petite tête la plupart des informations relatives aux parents de ma grand-mère à telle enseigne qu’avant l’âge de 15 ans, je connaissais le nombre de ses frères et sœurs, celui de leurs enfants, les frères et sœurs de son père et les parents de ce dernier.
Mathilla Diagana, grand-mère paternelle de Madina, et ses petits-enfants
A cent mètres de notre maison familiale, vivait ma famille maternelle constituée de mes grands parents, des frères de mon grand-père, de leurs épouses, de leur progéniture ainsi qu’une clientèle attachée à la famille. A première vue, ils semblaient plus nombreux que nous, mais cela s’expliquait par un phénomène de migration plus développé dans ma famille paternelle.
A quelques pâtées de maison de là, vivait la dernière épouse de mon grand-père paternel, (qui fut sa seconde veuve) et ses descendants, demi-frères et demi-sœur de mon père. Cette proximité entre mes deux familles et le nombre impressionnant de leurs membres nous ont tous immergé (mes frères et sœurs et moi-même) dès notre jeune âge dans les relations de parenté.
Au sein de ma famille maternelle, ma grand-mère (une femme pourtant illettrée) était pour moi un grand maître à penser. Grande bibliothèque vivante, elle ne cessait de m’impressionner par son vaste savoir sur les traditions orales (l’histoire de l’Afrique repose en majorité sur ses traditions) qu’elle emmagasinait dans sa tête. Elle maîtrisait parfaitement toute la généalogie de notre famille et était aussi souvent consultée pour celle des autres.
Fatima Amadou Kane - Grand-mère maternelle de Madina
Mon enfance, bercée par ces deux dames qui étaient mes grands-mères, s’est enrichie de la forte présence d’un père pour lequel un parent ne vivait jamais assez loin pour ne pas recevoir sa visite. Doté de moyens financiers suffisants, il parcourait allègrement toute l’Afrique de l’ouest pour retrouver des membres de sa famille. C’est ainsi qu’avant mes 18 ans, je me découvre une famille au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Côte d’Ivoire jusqu’au Nigéria pour ne citer que ceux-là."
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A suivre ...
... l'histoire de madame Touré étant assez dense, celle-ci a été divisée en trois parties, la deuxième partie sera mise en ligne dès demain !


26 octobre 2010 - 19:53
26 octobre 2010 - 21:54
Encore merci.
27 octobre 2010 - 10:02
28 octobre 2010 - 11:48
28 octobre 2010 - 17:26
VIEUX et KADIA
28 octobre 2010 - 22:57
31 octobre 2010 - 15:12
3 novembre 2010 - 13:10
La joie en voyant ses souvenirs de kaédi et de la famille sont indescriptibles.
Merci ma sœur on attend le reste avec impatience
4 novembre 2010 - 12:48
7 novembre 2010 - 13:00
7 novembre 2010 - 16:58
On attend la suite inchallah que Dieu facilite tout et unisse cette famille si vaste et si riche car la richesse des coeurs et bien plus importante que le matériel.
29 novembre 2010 - 04:50
29 novembre 2010 - 16:53
2 décembre 2010 - 18:07
Mamadou A TOURE (ThiernO)
3 décembre 2010 - 23:51
Par tes contributions, tu participes à l'édification et à la réhabilitation de notre histoire niée, piétinée, enfouie. Cette généalogie ajoutée à d'autres forment une chaine de notre histoire.
De plus, tu as cette chance d'avoir un pied Pullo et un autre Sooninke.
Bravo et merci pour Kayhaydi qui mérite une nouvelle monographie.
Fraternellement.
Ciré BA
4 décembre 2010 - 22:48
5 décembre 2010 - 11:16
5 décembre 2010 - 12:13
11 décembre 2010 - 19:26
11 décembre 2010 - 21:32
Vive la famille!!!!!
13 décembre 2010 - 10:19
27 décembre 2010 - 22:28
Beaucoup de respect et d'affection ma tante, vous me sidérez toi et papa ( Mame Seydou), vu la capacité que vous avez a retracer les liens de parenté entre les differents membres de la famille. Le monde evoluant (mal a mon gout) nous les jeunes generations n'avons pas eu la chance de connaitre cette epoque si authentique et riche, nous pouvons avoir des cousins mais ne pas forcement les connaitre.
Merci encore une fois.
1 janvier 2011 - 18:23
1 janvier 2011 - 21:09