Voyage généalogique : visiter les villes de nos ancêtres

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Quand j’étais adolescente, je demandais souvent à ma grand-mère paternelle de me raconter sa vie d’avant la France. Son Italie qu’elle avait quittée à l’âge de 18 ans. Elle aimait se souvenir et raconter ses premières années de jeunesse. Elle était à vrai dire intarissable et je ne me lassai pas de l’écouter des heures durant. Je me plaisais à imaginer les lieux qu’elle chérissait (l’un d’eux était Motta de Livenza) et les proches qu’elle évoquait, tel son père mort à la fin de la Grande Guerre alors qu’elle n’avait que 4 ans.

À l’âge de 20 ans, je suis partie 3 mois sur ses terres d’origine, puis quelques années plus tard, je suis retournée en Italie dans le cadre d’une année d’études universitaire. Finalement j’y suis restée 10 ans. Une immersion totale et prolongée dans le pays d’origine de ma grand-mère.

Dans chaque recherche généalogique, il y a des lieux de référence de l’histoire familiale. Les visiter est extrêmement fascinant et fort en émotions. C’est l’occasion de se plonger dans le cœur même de son histoire, de déambuler dans les rues de ses ainés, de visiter les lieux clés de leur vie, mais aussi d’en apprendre plus sur eux en organisant une visite aux archives et pourquoi en rencontrant de nouveaux cousins.

Visiter les lieux de vos ancêtres est un excellent moyen d’explorer l’histoire de votre famille. Prenez des photos, et notez toutes les nouvelles informations qui permettront d’enrichir votre arbre généalogique.

Avez-vous déjà visité un lieu d’origine de vos ancêtres ? Partagez vos expériences et vos conseils dans les commentaires ci-dessous.

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  • Cavalcanti


    22 janvier 2016

    Moi, c’est ma mère qui est née à Motta en 1916, elle a quitté la ferme paternelle ( via pallu )en 1932 pour fuir Mussolini et se réfugier en France Non seulement elle n’a cessé de me parler de son enfance à Motta et à Venise où elle était en pension, mais elle a laissé un très beau journal intime parcouru plusieurs fois par mes enfants qui vont bientôt s’organiser pour visiter le pays de leur grand-mère qu’ils ont tant écoutée lorsqu’elle évoquait l’immense ferme de sa jeunesse ( 34 pièces ) et en commentant les photos qu’elle avait ramenées de son voyage là-bas au milieu des années 80 … Elle a disparue 10 ans plus tard . Le Consulat d’Italie a accepté, en remerciement de son activité dans la Résistance que ses cendres soient répandues à Motta …

    • Elisabeth


      24 janvier 2016

      Merci pour votre témoignage. Ma grand-mère est née en 1914 et elle aussi est partie en France en 1932. Peut-être se sont-elles croisées ou connues à Motta. Quelle chance de posséder un journal intime. Je souhaite un bon voyage à vos enfants sur les traces de leur grand-mère.

  • Cavalcanti


    24 janvier 2016

    Ma mère vivait donc avec ses 8 frères et soeurs dans cette ferme « caserne » appelée « la Casa Venturin » et située via Pallu sur la route de Cesalto (direction Venise ). Elle faisait donc, aller et retour, 8 km pour aller à l’école privée qui jouxtait l’église de Motta (peut-être votre grand mère fréquentait-elle la même …). les Venturin de La Pase était des hobereaux qui fréquentaient peu leurs voisins ( au grand désespoir de ma mère ) ; et puis, l’arrivée de Mussolini les a fait se disperser et ma mère a suivit son père vers la France qui lui, démocrate chrétien ne s’est jamais remis d’avoir quitté sa chère Vénétie.
    L’Histoire de Motta, des photos ( ville et campagne ) sont aisément accessibles sur Google.
    Cordialement.

    • Elisabeth


      24 janvier 2016

      Ma grand-mère vivait à Mansuè. Elle parcourait regulièrement à pied les dix kilomètres entre son village et l’église de Motta di Livenza.