Fête foraine

Fête foraine

Le week-end dernier, alors que le deuxième tour des élections présidentielles en France attirait toute l’attention nationale et internationale, dans ma petite ville natale avait lieu la fête foraine, comme chaque premier week-end de mai.

Lorsque j’étais enfant  ces quelques jours étaient pour moi magiques, et j’ai le sentiment qu’avec le temps qui passe, cette fête devient de moins en moins importante pour les habitants de la ville. Il est loin le temps ou non pas une, mais trois fêtes avaient lieu chaque année, une en mai (la seule qui existe encore), une en août, avec des chars, et une autre en septembre.

Encore plus loin dans le temps, à la Belle Epoque, un détail intéressant de ces rassemblements itinérants était que le cinéma lui-même était nomade, en particulier entre 1895 et 1914. En effet des salles de cinématographiques mobiles divertirent les  familles jusqu’à la Première Guerre mondiale. Alors les vélos et les automobiles des manèges étaient bien plus nombreux que ceux sur les routes.

Manège de Vélocipèdes, 1897 (Musée des Arts Forains)

Manège de Vélocipèdes, 1897 (Musée des Arts Forains)

Avez-vous des souvenirs des fêtes foraines de votre enfance ? Vos aînés vous ont-ils raconté comment ces fêtes se déroulaient en leur temps ?

N’hésitez pas à nous le raconter dans les commentaires ci-dessous, dans Facebook, Twitter ou Google+.

Crédit photo: www.arts-forains.com et www.fete-foraine.be

Commentaires

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  • Betty JADAUD

    7 mai 2012

    Petite, j’aimais beaucoup les manèges et aussi la barbe à papa, les nougats rouges et blancs et les pommes d’amour.
    A Blaye, la ville dans laquelle j’ai grandi il y avait dans les années 1970 deux grandes fêtes dans l’année, une le 25 novembre. Il s’agissait plus exactement d’une foire, dite foire sainte Catherine avec des cochons, des veaux et d’autres animaux, des tracteurs, des plants de vigne, des voitures, des camelots divers et variés qui vendaient des appareils ménagers formidables ou des produits miracles, des marchands de couvertures, de textiles divers à bas prix et aussi des stands d’ostréiculteurs ; et le soir les familles repartaient les bras chargés de leurs achats et aussi quelquesfois des grosses peluches gagnées aux loteries de la fête foraine ; au dîner on mangeait les huîtres achetées sur la foire accompagnées de crépinettes (des saucisses plates , une spécialité locale). Pour rien au monde on aurait manqué ce rendez-vous annuel qui drainait des chalands sur plusieurs kilomètres à la ronde. Cette foire existe toujours mais elle a perdu de son importance et son aspect agricole a quasiment disparu.
    L’autre fête avait lieu aux alentours du 14 juillet et se nommait la fête du quartier de la marine. Il s’agissait là essentiellement d’une fête foraine avec des repas en plein air au bord de l’estuaire ; cette fête se terminait par un feu d’artifice le soir du 14 juillet. Le feu d’artifice existe toujours et les forains continuent de venir à BLAYE mais cette fête n’est plus le rendez-vous incontournable qu’elle était dans mon enfance.
    Ces fêtes portaient également des noms locaux ; ainsi une fête foraine en Charente Maritime se nommait frairie et en Vendée, au pays de mon père, s’appelait préveil.

  • E

    Elisabeth

    8 mai 2012

    Bonjour Betty, merci de votre témoignage, et en particulier de votre description de la fête du 25 novembre ; on y est presque!

  • SERVY

    12 mai 2012

    Bonjour,
    C’est avec plaisir que j’ai lu vos témoignages sur les fêtes foraines à Blaye. Un passé révolu.
    Danielle