26    fév 20120 commentaire

Nos ancêtres paysans

La France fut longtemps un pays profondément rural ; jusqu’à l’entre-deux-guerres sa population vivait  majoritairement dans les campagnes.

Sous l’Ancien Régime, la société était très largement rurale. Nous avons tous des ancêtres paysans, qu’ils fussent laboureurs (ceux qui possédaient des terres et employaient des personnes) ou serfs.

Si le clergé s’acquittait du don gratuit (une somme minime qu’il déterminait) et la noblesse était dispensée, les paysans qui faisaient partie du tiers état, payaient de lourds impôts, tels la gabelle (l’impôt sur le sel), la dîme versée au clergé, et tous les impôts nobiliaires ou droits seigneuriaux.

Méprisés et dévalorisés, ils ne disposaient d’aucune représentation politique alors qu’ils étaient numériquement les plus importants et que l’économie du pays reposait sur leur travail. A cette époque, 80% de la population était rurale, dont 60% étaient paysans (les 40% restants vivaient de l’artisanat et de l’industrie).

Globalement, 50% des terres cultivées appartenaient aux nobles et au clergé ; les paysans possédant des terres moins bonnes que les deux classes privilégiées. La majorité possédait de très petites parcelles : moins de deux hectares alors que l’autosuffisance pour une famille nécessitait environ cinq hectares.

Les terres étaient exploitées selon trois modes différents :
-    le faire-valoir direct : le paysan était propriétaire de sa terre qu’il cultivait lui-même.
-    Le faire-valoir indirect : le propriétaire (un bourgeois, noble ou membre du clergé) louait les terres au paysan en fermage (en contrepartie d’un loyer fixe) ou en métayage (en général un partage à moitié fruit de la récolte).
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