19    avr 20150 commentaire

La capture de l’escadron Grognet du 11ème Cuirassier par la Première Panzerdivision

En juillet 2014, dans le cadre de la commémoration de la bataille de Normandie, nous avions publié le témoignage de la famille d'un usager PremiumPlus de MyHeritage. Aujourd'hui, Jean-Louis Grognet partage avec nous le récit de la capture de l'escadron Grognet, son père, en mai 1940, à deux pas du lieu où avait été tué son grand-père en août 1914.

Le contexte :

Des contacts lointains ont été pris entre des éléments avancés et des Panzer-Division… Le Capitaine Grognet, Commandant le 2° Escadron du 11ème régiment de cuirassiers, donne l'ordre de faire sauter la « destruction » d'Hamipré…
Durant la nuit se produisent de nombreux incidents, dus au reflux désordonné des Belges, civils et militaires, devant la progression rapide de l'envahisseur.

11 Mai 1940

La mission est de tenir le point d'appui de Neufchâteau, d'empêcher tout franchissement de la voie ferrée dirigée N.O.-S.E. (Libramont-Marbehan)
Le premier contact est pris à 9 heures par le peloton Rothschild, engagé immédiatement contre les chars moyens allemands… Le peloton Rothschild réussit d'emblée à détruire quatre chars et six side, mais est menacé de débordement sur sa droite par suite du repli, dès 8 h30, de l'escadron de droite (Capitaine Pillafort). L'ordre de repli est donné sur place au peloton par le Capitaine Grognet lui-même. Le décrochage est réussi à 10 h30. Le peloton Thomas, de son côté, a été survolé dès neuf heures par l'aviation ennemie, et menacé par des chars moyens descendant vers la droite, sur Hamipré. Le F.M. du tireur Provost atteint un avion Dornier qui s'abat en flammes dans un pré. Par le feu des F.M. (balles perforantes), les chars sont repoussés, ils tentent de passer vers la gauche. Plusieurs, touchés de plein fouet, sont mis hors de combat. Cependant, le nombre des chars ennemis augmente sans cesse, tant sur Hamipré que sur Longlier. Bien qu'au total l'escadron ait sûrement mis hors de combat ou détruit 12 chars, 22 sides et 1 avion, malgré quelques A.M. de renfort rendues inutiles par l'afflux des chars adverses, la position de Neufchâteau devient rapidement intenable…soit une demi-heure avant toute prise de contact dans le sous-quartier de l'escadron Grognet. Lire la suite "La capture de l’escadron Grognet du 11ème Cuirassier par la Première Panzerdivision" »

8    mar 20156 commentaires

Emilienne Moreau, une héroïne française

En cette journée internationale des femmes, nous avons choisi de mettre à l’honneur une femme qui s’est particulièrement illustrée durant les deux Guerres Mondiales : Émilienne Moreau-Évrard.

Émilienne Moreau

Emilienne naquit le 4 juin 1898 à Wingles dans le Pas-de-Calais dans une famille de mineurs qui comptera 4 enfants. À l’aube de la Grande Guerre, la famille vit Loos-en-Gohelle. Le frère ainé d’Emilienne est mobilisé. Il sera tué au front.

Dès octobre 1914, Loos-en-Gohelle est occupé par les Allemands. En septembre 1915 les Britanniques lancent une attaque pour reprendre la ville aux Allemands. Emilienne, âgée seulement de 17 ans, leur fournit des informations cruciales sur les positions allemandes. Elle transforme sa maison en  poste médical, et revolver au poing et armée de grenades, elle prend une part active dans la libération de la ville. Citée à l'ordre de l'armée par le général Foch la même année, elle est reçue par le président de la République, Raymond Poincaré et par le roi George V à Londres.

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25    août 20143 commentaires

Il y a 70 ans Paris était libéré

Il y a 70 ans le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française, déclarait lors d'un dicours à l'Hôtel de ville : 'Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré, libéré par lui-même, libéré par son peuple, avec le concours des  armées de la France, avec l'appui et le concours de la France toute entière !'.

La capitale francaise venait d'être libérée après quatre années d'occupation allemande. La bataille de Paris, commencée le 19 août 1944 avait pris fin le 25 août.

Les alliés n'avaient pas prévu de libérer Paris avant le mois d'octobre 1944 mais la résistance française et la population parisienne en décidèrent autrement.

Une grève générale avait éclaté le 18 août, à la suite de la mise en grève des cheminots le 10 août, du métro et de la gendarmerie le 13, de la police le 15, des postiers le 16. Des barricades avaient été dressées et des combats avaient suivi entre les résistants et les forces allemandes, épaulées par les miliciens.

La 2e division blindée française du général Leclerc fut la première unité alliée à entrer dans Paris le 24 août, suivie par la 4e division d'infanterie américaine le 25 août.

Voici cet épisode de la Seconde Guerre mondiale en quelques photos :

Défilé sur les Champs-Élysées, le 26 août 1944

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16    juil 20144 commentaires

‘Une famille en Normandie dans la tourmente’

Jean-Louis Grognet

Le mois dernier nous vous avons invité à nous envoyer vos témoignages de la bataille de Normandie. Le premier récit que nous publions dans les pages de notre blog nous a été envoyé par monsieur Jean-Louis Grognet. Fils et petit-fils de militaire, il avait deux ans lorsque la bataille de Normandie libéra le sol français de l’occupation nazie. Il a rassemblé et mis par écrit une riche documentation dont les membres de sa famille sont les protagonistes. Nous vous proposons quelques extraits de son livre '1944. Un jour le débarquement'.

Résidant à Paris,  sa famille avait trouvé refuge chez des cousins à Tinchebray dans leur ferme de La Bichetière . Ils vont ainsi se retrouver dans la tourmente d’une bataille qui a marqué douloureusement la Normandie.

Fin juillet, le général von Kluge installera son état-major à la ferme. Cette présence entraînera un mitraillage incessant et l’évacuation de la famille le 6 août. Ils seront de retour à Paris le 3 septembre.

Lettre de son père Jean (qui faisait partie des Forces Françaises de l'Intérieur), écrite de Paris le 6 juin 1944

…. Aux dernières nouvelles nous apprenons que la côte de la Manche est puissamment bombardée depuis ce matin 2 heures et que plusieurs tentatives d'occupation de têtes de ponts sont en voie d'exécution...en basse Seine ! dont une sur le Cotentin ! vous devez en avoir les répercussions auditives... Il fait mauvais temps...c'est la grande marée ! Espérons que ton fils pourra te rejoindre, cela sera mieux pour toi. Il ne faut avoir aucune inquiétude de notre côté. Deux alertes cette nuit, nous en sommes à la 2ème aussi ce matin et il n'est que 10 h 30.

…. Dans tous les cas je crois que la guerre est entrée ou passera d'ici la fin du mois dans la phase décisive qui nous permettra de respirer plus librement. Je ne pense pas avant le 15 juin quand même.

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18    juin 20142 commentaires

L’appel du 18 juin 1940

Il y a 74 ans le général de Gaulle prononçait à la radio de Londres son célèbre appel du 18 juin. Peu entendu sur le moment, il devint le texte fondateur de la résistance française contre l’Allemagne nazie et  marqua le début de la France libre.

De Gaulle était arrivé à Londres la veille. L’après-midi il avait rencontré le Premier ministre britannique Winston Churchill. Ce dernier avait accepté qu’il prenne la parole sur les ondes de la BBC si le gouvernement français venait à capituler. Or le même jour, dans un discours radiodiffusé, le maréchal Pétain annonça son intention de demander à l’Allemagne la signature d’un armistice.

De Gaulle avait rédigé son appel à Bordeaux le matin du 17 juin, avant de quitter la France. Dans la soirée du 18, il prononça son discours sur les ondes de la BBC. Pris dans la tourmente de la débâcle, peu nombreux furent les français qui entendirent cet appel de poursuivre le combat aux côtés des alliés britanniques. Cependant dès le lendemain il fut publié dans la presse anglaise, suivie par certains journaux français.

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10    juin 201426 commentaires

La bataille de Normandie : racontez-nous un souvenir personnel

Le débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, dont la commémoration a eu lieu la semaine dernière, marqua le début de la bataille de Normandie qui permit  la Libération de Paris le 25 août et se conclut avec la libération de la ville du Havre le 12 septembre.

L'église de Rots en 1944

Si trois millions de soldats participèrent à cette gigantesque opération militaire, c’est toute la population civile qui vécut cet événement. La Normandie fut l’une des régions les plus durement éprouvées par la guerre. Des dizaines de milliers de personnes furent tuées ou blessées durant les bombardements alliés.  Les villes détruites, les villages rasés laissent des centaines de milliers d’autres sans abri.

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6    juin 20141 commentaire

D-Day : 70e anniversaire du débarquement et de la bataille de Normandie

De nombreuses cérémonies commémorent aujourd’hui le débarquement en Normandie et la bataille qui a suivi. Il y a soixante-dix ans, dans la nuit du 5 au 6 juin, de longs mois de préparation arrivaient à terme. Les Alliés débarquaient sur le sol français, occupé depuis quatre longues années par l’armée allemande. Le débarquement marqua le début de la fin d'un conflit qui ravagea le monde entier entre 1939 et 1945. Paris sera libéré en août 1944 mais l’Allemagne ne capitulera qu’en mai 1945 après avoir défendu Berlin âprement.

Photo Robert F. Sargent (NARA)

Si les Alliés étaient conscients de la nécessité d’un débarquement dès 1942, ce n’est qu’en janvier 1944 que le général américain Dwight David Eisenhower fut chargé de la mise en place de l’opération. Le débarquement est connu sous le nom de code ‘opération Neptune’, la bataille de Normandie sous le nom de code ‘Overlord’.

Le débarquement était initialement prévu pour le 5 juin, mais alors que les convois avait déjà appareillé des ports anglais, ils firent demi-tour en raison des mauvaises conditions météorologiques.  Les forces alliées comptaient en majorité des Britanniques, des Canadiens, des Américains, des Français de l’Armée française de la Libération, mais aussi des belges, des polonais, des norvégiens…

Des cinq plages normandes qui furent le théâtre de cette opération d’envergure, c’est Omaha Beach qui a connu le plus de pertes humaines, ce qui lui vaudra le nom de ‘Bloody Omaha’, ‘Omaha la sanglante’.

Si un ou plusieurs membres de votre famille ont vécu les événements du débarquement et de la bataille de Normandie, n’hésitez pas nous le raconter dans les commentaires ci-dessous.

26    mar 20140 commentaire

MyHeritage dans Paris Match : recourir à la généalogie pour restituer les oeuvres spoliées

Guillaume de Morant et Gilad Japhet

Cette semaine dans Paris Match, Guillaume de Morant, bien connu dans le monde de l’histoire familiale pour sa plume dans La Revue Française de Généalogie, signe un excellent article sur un thème ô combien sensible : la restitution des tableaux spoliés en France durant la Seconde Guerre mondiale.

En février dernier,  Gilad Japhet, fondateur et PDG de MyHeritage, et Guillaume de Morant se sont rencontrés à un congrès généalogique. C’est là que Gilad a raconté à Guillaume ses dernières recherches. Une quête qui lui tient particulièrement à coeur et que le dirigeant de MyHeritage accomplit de façon bénévole, par seul souci d'aider les autres.

L’histoire remonte plusieurs mois auparavant lorsque Gilad avait été contacté par Doreen Carjaval, correspondante américaine à Paris du New York Times. Désireuse de retrouver les possibles héritiers de quatre tableaux spoliés durant l’occupation allemande, elle s’adressa à Gilad pour réclamer son aide. Elle espérait obtenir de sa part quelques informations pour au moins un des tableaux. Gilad fit bien plus. À la surprise de la journaliste, il réussit très rapidement à localiser les héritiers des quatre tableaux.

Plus de 2000 œuvres d’art estampillées MNR (Musées nationaux récupération) sont exposées dans une cinquantaine de musées français, en attendant d’être restituées à leurs légitimes propriétaires. Près de 70 ans se sont écoulés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Que font les pouvoirs publics français ? Si la CIVS (Commission pour l’Indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites pendant l’Occupation) déclare être limitée par le manque de moyens juridiques, il n’en reste pas moins que les œuvres figurant sur la liste MNR peuvent être réclamées par les héritiers des propriétaires spoliés. Or il y a beaucoup d’héritiers qui s’ignorent.

C’est précisément le cas des personnes que Gilad, présenté comme un 'nouveau Sherlock Holmes' a identifiées si facilement. Grâce à son expérience personnelle en généalogie, combinée aux technologies et bases de données historiques de MyHeritage, il a permis à ces personnes de recouvrer un pan méconnu de leur histoire familiale.

Lisez ici l’article de Guillaume de Morant dans Paris Match pour savoir comment la généalogie peut réparer 70 ans d'injustice.

31    mai 20132 commentaires

Fantômes de guerre : l’héritage historique porté au présent

Quel est le lien entre l'histoire et notre réalité quotidienne?

Chaque jour, nous marchons dans notre rue, nous traversons le parc de notre quartier, nous rentrons dans notre boulangerie préférée, sans réaliser ce que ces lieux contiennent, ce qu’il s’y est passé au cours des années.

L’histoire n’est pas seulement un reflet du passé, mais bien une réalité qui peut prendre forme.

Imaginez des fantômes de la Seconde Guerre mondiale revenir dans les rues de votre ville. C'est ce que l'historien hollandais Jo Hedwig Teeuwisse montre dans la série de photos de fantômes de guerre.

Fantômes de guerre – des soldats allemands faits prisonniers (©Jo Hedwig Teeuwise)

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23    mai 201250 commentaires

Prisonnier de guerre en Allemagne

PG Roger Dubuc 67838 AK 7106

Pendant la Seconde Guerre mondiale, près d’un million de français et 225000 belges furent prisonniers en Allemagne.

Mon grand-père maternel fut l’un d’entre eux.  Je sais très peu sur cette période de sa vie. Je dois effectuer une longue recherche pour répondre à de nombreuses questions. Tout d'abord je dois trouver son dossier militaire aux archives départementales pour avoir son numéro d’incorporation.

Détenu au Stalag X-B près de Sandbostel en Basse-Saxonie, comme beaucoup de prisonniers il travailla dans une ferme. Le fait particulier de cette situation commune est que  mon grand-père garda un contact épistolaire toute sa vie avec la famille allemande pour laquelle il travailla. Lorsque ma mère naquit en août 1950, un des cadeaux reçus était une jolie petite robe arrivée d’Allemagne.

Je n’ai pas eu la chance de connaître mon grand-père. Il mourut à l’âge de 53 ans alors que je n’avais que 5 mois. Et les lettres qu’il échangea avec cette famille sont pour l'instant introuvables. Lire la suite "Prisonnier de guerre en Allemagne" »

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