21    oct 201212 commentaires

Noms de famille et migrations en Italie

Une vue de Padoue

L’Italie est l’un des pays qui comptent le plus de noms de famille différents.

Fait peu surprenant pour un pays encore aujourd’hui fortement marqué par ses différences régionales, caractérisées notamment par ses nombreux dialectes. Ainsi un ‘Esposito’ sera originaire de Naples, et un Bertoletto sera indubitablement originaire de la Vénétie.

Parmi les noms les plus portés en Italie, nous pouvons citer les noms Rossi, Ferrari, Bianchi, Ricci, Lombardi, Conti, Moretti.

Le nom peut désigner un attribut physique, Rossi pour les cheveux roux, un métier, Ferreri pour le forgeron, ou une origine géographique comme Lombardi.

Les noms de famille dérivés du prénom du père sont assez répandus tels Gualtieri ou Filipetri, mais aussi d’une charge ou d’un titre tels Conti (comte) ou Marchesi (marquis), ou d’une profession tels Notari (notaire)  ou Medici (médecin), ou d’une origine topographique : Della Chiesa (de l’église), Delboscho (Du bois), ou dérivés de sobriquets : Malatesta (mauvaise tête), Gambacorta (courte jambe), Selvaggi (sauvage).

La semaine dernière le CNRS a publié le compte-rendu d’une étude (publiée dans la revue américaine Human Biology) menée en Italie par une équipe franco-italienne de chercheurs.

Lire la suite "Noms de famille et migrations en Italie" »

22    mar 20122 commentaires

Prénom ou nom de famille?

En France, plus de la moitié des noms de famille sont en réalité un prénom, témoin de la pratique du bas Moyen Age qui consistait à designer une personne par son prénom suivie de celui de son père.

En effet jusqu’à Charlemagne, chacun portait un seul nom, le nom de baptême. Mais pour distinguer deux personnes portant le même nom, on commença à y accoler le nom du père : Jeanne, fille de Bernard et Jeanne fille de Simon étaient ainsi différenciées l’une de l’autre par leur affiliation. Dans ces deux cas, les noms de leurs pères respectifs pouvaient alors devenir le nom de famille.

C’est ainsi que les patronymes les plus courants sont des prénoms : Martin, Thomas, Richard, Gaspard, Renaud, Simon… Martin est le nom de famille le plus porté en France, suivi par Bernard et Thomas. Mais il y a également les noms qui étaient autrefois des prénoms et qui ne sont connus de nos jours que comme patronymes, tels Garnier, Girard, Guérin, Jacquet ou Seguin.

Lire la suite "Prénom ou nom de famille?" »

20    mar 20120 commentaire

Nos racines italiennes

Entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle, l’Italie fut une terre d’émigration et un réservoir de main-d’œuvre pour de nombreux pays. Des millions d’Italiens fuyaient une économie en déroute et partirent chercher ailleurs une vie meilleure. Entre 1876 et 1900 plus de 220 000 d’entre eux quittèrent la péninsule italienne. L’ampleur de l’émigration va s’accroître considérablement dans les décennies suivantes. En 1913, ils étaient 875 000. Ils furent plus de huit millions entre 1900 et 1915. Au total, ils furent 30 millions.

En France, en 1911, ils représentaient le premier groupe d’étrangers, de même qu’en Belgique durant l’entre-deux-guerres. En Suisse, les premiers travailleurs saisonniers étaient italiens. Au Québec, la communauté italienne est la troisième de la province ; l’italien étant la troisième langue parlée.

En 1932, ma grand-mère paternelle quitta son village natal en Vénétie, Mansuè, et arriva dans le Gers avec sa famille . Elle avait 18 ans. Mon grand-père, originaire du village voisin, entreprit le même voyage l’année suivante. Ma grand-mère se rapelle les dures conditions des débuts. La langue était une barrière, l’éloignement de la terre natale un déchirement.

Mes grands-parents quittèrent leur Vénétie natale dans les années 30

Lire la suite "Nos racines italiennes" »

24    jan 20110 commentaire

Un plus petit cerveau pour Cro-Magnon ?

À l'occasion des journées d'anthropologie au Muséum national d'histoire naturelle du 26 au 28 janvier 2011.

Grâce à la fabrication de l'endocrâne en résine du premier Cro-Magnon découvert en France, les paléontologues atteignent un niveau de compréhension plus intime du cerveau de notre lointain ancêtre. Reportage photographique commenté par le chercheur Antoine Balzeau (MNHN) :

Source : universcience.tv

Pour information :

"Les 1836èmes journées de la Société d'Anthropologie de Paris auront lieu du 26 au 28 janvier 2011 au Grand Amphithéâtre du Muséum.
Lire la suite "Un plus petit cerveau pour Cro-Magnon ?" »

15    nov 20102 commentaires

1000 génomes : les premiers résultats

Les êtres humains ont évolué et muté tout au long de 7 millions d'années d'évolution et nous savons aujourd'hui que plus de 99% des génomes de deux êtres humaines sont identiques : le 1% restant fait la différence entre deux personnes et conserve des informations relatives à nos sensibilités.

Trois instituts de recherche situés au Royaume-Uni et aux États-Unis ont récemment publiés les premiers résultats du projet international "1 000 génomes". En rassemblant une centaines des meilleurs chercheurs en génétique au monde issus d'universités comme d'entreprises, cet ambitieux projet débuté en 2008 a pour but de séquencer le génome de 2500 personnes issues de 27 groupes ethniques différents.
Lire la suite "1000 génomes : les premiers résultats" »

22    oct 20100 commentaire

Nos ancêtres utilisaient déjà de la farine il y a 30 000 ans

On a tendance à s'imaginer nos ancêtres du Paléolithique comme de gros mangeurs de viande, des chasseurs expérimentés grillant leur proie sur le feu.

Il est vrai que des preuves nous indiquent désormais que lors du Paléolithique inférieur, leur alimentation était ...mmhh... disons très variée en terme de viande.

Dans un passé bien plus proche, la surprise est tout de même de taille lorsque l'on s'aperçoit que, nos ancêtres s'essayaient déjà à la boulangerie il y a 30 000 ans !

C'est lundi dernier qu'a été annoncée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), la découverte de résidus d’amidon sur d'anciennes meules en pierre. Une équipe de chercheurs italiens fait ainsi remonter 10 000 ans plus tôt la consommation de farine végétale chez nos ancêtres du Paléolithique.
Lire la suite "Nos ancêtres utilisaient déjà de la farine il y a 30 000 ans" »

19    oct 20100 commentaire

Nos ancêtres les cannibales

Dans un article du mois d'août de la revue National Geographic, un archéologue espagnol nous explique comment les traces observées sur des os humains âgés de 800 000 ans témoignerait d'un cannibalisme très fréquent chez nos ancêtres du Paléolithique.

De nombreux indices ont été trouvés sur les restes de plusieurs enfants et adolescents datés de 800 000 ans. Traces de découpe provoquées par des outils en pierre, os brisés de manière à en extraire la moelle, décapitations : autant de signes indiquant que viande et cerveau ont atterri dans l'estomac d'autres humains.

Ce sont les conclusions de José Maria Bermudez de Castro, du Centre national de recherche sur l'évolution humaine de Burgos (Espagne), suite à sa nouvelle étude des ossements de la grotte de Gran Dolina découverts en 1994.
Lire la suite "Nos ancêtres les cannibales" »

7    sept 20102 commentaires

Égoïste ? Prenez-vous en à votre mère !

La science n'arrête pas de faire des progrès ... et n'arrête pas non plus de nous étonner. Voici le bref résumé d'un rapport de recherches publié dans le journal Evolution :

Des scientifiques de l'Université d'Oxford et de l'Université de Tennessee, à Knoxville, ont étudié l'impact des gènes en fonction de leur provenance maternelle ou paternelle, un processus appelé l'empreinte génomique parentale : pour les mammifères, il semblerait que les génomes mâle et femelle se retrouvant dans l’oeuf fécondé soient marqués d'un sceau différent, que l'on appelle ainsi empreinte.

A travers l'histoire, les femmes se seraient beaucoup plus déplacées que les hommes et seraient donc moins apparentées à leurs voisins. Nos gènes paternels et maternels seraient ainsi en conflits quant à leur influence sur notre comportement, les gènes paternels encourageant à être altruiste alors que les gènes maternels encourageraient l'égoïsme.
Lire la suite "Égoïste ? Prenez-vous en à votre mère !" »

7    août 20100 commentaire

Les gènes sauteurs du kangourou

Il y a quelques jours, le magazine anglophone Wired a publié un article concernant l'arbre généalogique marsupial du kangourou qui aurait retrouvé une logique grâce à des "gènes sauteurs".

Par gènes sauteurs, nous n'entendons pas les gènes aidant le kangourou a effectuer ses sauts mais des portions de gènes se reproduisant et s'introduisant dans les chromosomes à de nouveaux endroits.

Ces gènes sauteurs seraient à l'origine de mutations de l'ADN qui peuvent créer de nouvelles branches dans l'arbre généalogique .

L'article en question nous explique que suite au résultats des analyses ADN, les chercheurs ont pu identifier que les marsupiaux (définis comme ces animaux élevant leurs petit dans des poches protectrices) d'Australie, y compris le kangourou, se sont séparés de leurs ancêtres sud-américains il y a 130 millions d'années suite à des mutations génétiques dues aux fameux gènes sauteurs.

Et alors, allez vous nous dire ?

Les recherches effectuées dans le domaine nous amène à mieux nous comprendre, nous les humains ...
Avec des tests ADN devenant de moins en moins chers avec le temps, nous ne sommes peut être pas si loin que cela d'une meilleur compréhension de nos propres "gènes sauteurs" expliquant pourquoi et comment nos traits physiques ont été déterminés.

A suivre ...

12    juil 20100 commentaire

Un nouvelle pièce s’ajoute au puzzle !

L'homme préhistorique aurait gagné le nord de l'Europe au moins 80 000 ans plus tôt que ce que les spécialistes affirmaient jusqu'à aujourd'hui. La côte Est de l'Angleterre aurait en effet accueilli de nouveaux habitants il y a plus de 800 000 ans !

La découverte de 75 outils en silex au nord-est de Londres, près de Happisburgh, indique que ceux que nous croyions habitués aux climats plus chauds des tropiques, steppes et zones méditerranéennes, se seraient plus rapidement adaptés à des climats bien plus froids.

Ces trouvailles ne vont pas dans le sens des théories connues de la migration humaine depuis l'Afrique débutée il y a 1,8 million d'années. Ces outils ont en effet été datés entre 814 000 et 866 000 ans, certains tests allant même jusqu'à plus de 900 000 ans. Si on ignore quel type d'humain les a fabriqué, c'est bien plus tôt que les plus anciennes colonies découvertes à Pakefield en Grande-Bretagne en 2005 qui y situaient la première présence de l'homme il y a plus ou moins 780 000 ans.
Lire la suite "Un nouvelle pièce s’ajoute au puzzle !" »

A propos  |  Contact  |  Vie privée  |  Partager cette page  |  Aide  |  Plan du site
Copyright © 2014 MyHeritage Ltd., All rights reserved