16    mar 20143 commentaires

Le siège de Montségur

Il y a 770 ans, le 16 mars 1244, s’achevait le siège de Montségur.

Le siège du château de Montségur avait débuté dix mois plus tôt, en mai 1243, sous le commandement de Hughes des Arcis, alors sénéchal de Carcassonne. Montségur était alors un centre cathare important, étant le refuge pour des centaines de ‘Parfaits’, les Bons Hommes et les Bonnes Dames cathares.

Le château de Montségur (source : officiel-galeries-musees.com)

Le pape Innocent III, qui avait été l’instigateur de la croisade des Albigeois, afin d’éradiquer l’hérésie cathare, était décédé en 1216. Simon de Monfort, chef temporel de la croisade des Albigeois, avait été tué au siège de Toulouse en 1218. La machine de l'Inquisition était cependant bien lancée et se révélait redoutable.

En 1430, alors que le château était probablement en ruines, l’évêque cathare Guilhabert de Castres avait demandé et obtenu du seigneur Raimond de Péreille l’autorisation de faire de Montségur une place cathare.

Les Bons Chrétiens vécurent à Montségur plus de dix ans sans y être vraiment inquiétés. C’est de Montségur que partirent les hommes qui, le 28 mai 1242, tuèrent à Avignonnet, en Lauragais, les inquisiteurs qui s’y trouvaient. L’Église de Rome décida alors de faire tomber Montségur.

Le 1er mars, voyant que leur situation était sans espoir, les assiégés commencèrent les pourparlers. Raimond de Péreille demanda et obtint de Hughes des Arcis les conditions suivantes :

  • La forteresse se rendra au bout de quinze jours.
  • Le pardon sera accordé à tous les défenseurs, y compris ceux qui ont participé au massacre d’Avignonnet.
  • La vie sauve sera accordée à tous les autres habitants du château à condition qu'ils abjurent leur foi cathare.
  • ceux qui refuseront d’abjurer leur foi seront brûlés.

Le monument commémorant les Parfaits brûlés à l'issue du siège (photo : Yeza)

Le 16 mars 1244, plus de 200 cathares périrent sur le bûcher. Les deux semaines de répit demandées par les cathares suscitent encore bien des interrogations, qui renvoient sans cesse au Trésor des cathares.

11    nov 20123 commentaires

Vos histoires : en hommage aux soldats de la Grande Guerre

Aujourd'hui, nous commémorons la fin de la Premiere Guerre mondiale, survenue avec l'armistice du 11 novembre 1918.

Soldats français lors d'une charge à la baïonnette.

Vous avez été nombreux à nous envoyer un message pour commémorer vos ancêtres diaparus durant cette guerre et nous vous en remercions.

En voici quelques uns. Publier ces histoires signifie les préserver de l'oubli, afin que le souvenir de ces hommes qui ont donné leur vie pour leur patrie perdure.

François Clément

Mon arrière-arriere-grand-père appartenait au 87ème régiment d'Infanterie  de l'armée française. Originaire de Saint Quentin, dans Aisne, il a été tué le 2 octobre  1914 au Four de Paris, dans l'Argonne. Son décès a été enregistré dans le journal tenu par le commandant du régiment. Quelques pages avant, on peut lire qu'il avait été cité à l'ordre du régiment pour bravoure au combat.

Ses camarades  l'enterrèrent dans la forêt d'Argonne, et comme ils le dirent à mon arrière-arrière-grand-mère, ils marquèrent l'arbre près duquel il était enterré. La forêt d'Argonne fut détruite par les bombardements et le corps de mon arrière-arrière-grand-père, Louis Jules François, repose encore dans cette terre de l'Argonne.

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18    oct 20120 commentaire

Lorsque les huguenots fuirent le royaume de France…

Lorsque Louis XIV signe l’édit de Fontainebleau le 18 octobre 1685, c’est une partie de l’héritage de son grand-père qu’il balaie définitivement d’un coup de plume.

L'édit de Nantes (Archives nationales)

Car cet acte signifie la révocation de l’édit de Nantes, cet édit de tolérance qu’Henri IV avait signé le 13 avril 1598. La tolérance ne devait pas être un vain mot pour le natif de Pau, lui qui, pour accéder au trône de France,  avait dû abandonner le protestantisme pour se convertir au catholicisme et qui fut confronté aux guerres de religion.

Mais son petit-fils ne l’entend pas de cette oreille. Pour Louis XIV il n’est pas concevable que plusieurs religions coexistent dans le royaume.  Dès le début de son règne, il s’emploie à extirper le protestantisme : les persécutions et les conversions forcées se multiplient. Les dragonnades provoquent des conversions massives, et les premiers départs par les ports de l’Atlantique.

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17    oct 20121 commentaire

Découvrez le château de Versailles en 3D

Sur la toile, il y a de tout, le meilleur comme le pire. Et puis il y a aussi des petites merveilles.

L'une d'entre elles est le site de Versailles en 3D.

Une vue du site versailles3d.com (© château de Versailles)

La promenade dans Versailles au fil des années est éblouissante, à la mesure du château et de ses jardins créés par André Le Nôtre. Un voyage tout simplement magnifique qui permet d'admirer l'évolution du Château à travers les années, du petit relais de chasse construit par Louis XIII, aux travaux d'agrandissement et d'embellissement considérables voulus par Louis XIV, et jusqu'aux modifications de Louis XV.

Six millions de visiteurs visitent le Château chaque année. Que vous y soyez allé ou pas, la visite virtuelle en 3D, conçue en partenariat avec l'Institut culturel Google,  s'impose. Vous découvrirez des choses qui vous auront échappées sur place.

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5    sept 20120 commentaire

Il était une fois le service militaire

Ce fut une étape importante dans la vie des Français, et ce pendant deux siècles. Une sorte de rite de passage au monde adulte qui n’existe plus. Désormais c’est durant nos recherches généalogiques que nous retrouvons la vie de nos soldats ; dans leurs livrets militaires, dans les photos, les courriers, et bien sûr lors de nos visites aux archives départementales.

souvenir de caserne

L’Ancien Régime ne connaissait que l’armée de métier, c’est à la Révolution française que nous devons la circonscription. Le 5 septembre 1798, le service est rendu obligatoire pour tous les Français âgés de 20 à 25 ans, pour une durée de cinq ans.

C’est le  député Jean-Baptiste Jourdan qui fit voter la loi rendant le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi énonçait : « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ».

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1    août 20120 commentaire

MyHeritage souhaite une bonne fête à ses utilisateurs suisses !

Aujourd’hui 1er août la Suisse célèbre sa fête nationale, appelée également la fête du 1er août.

Ce jour est férié en Suisse depuis 1994, mais cette fête est célébrée depuis 1891 lorsque fut commémoré le 600e anniversaire du pacte fondateur de la Confédération de 1291 qui avait été conclu par les représentants des trois cantons primitifs : Uri, Schwytz, Nidwald.

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20    juil 20120 commentaire

MyHeritage souhaite une bonne fête nationale à ses utilisateurs belges !

Demain la Belgique célèbre sa fête nationale, instituée le 21 juillet depuis une loi du 27 mai 1890. La date choisie commémore le serment de fidélité à la Constitution, prêté le 21 juillet 131 par Léopold de Saxe-Cobourg .

Léopold Ier de Belgique

Léopold Ier de Belgique, premier roi des Belges

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12    juil 20120 commentaire

Alfred Dreyfus, un cri pour la justice


Alfred Dreyfus

Le 12 juillet 1935, Alfred Dreyfus, dont le nom résonne douloureusement dans l’histoire française, décède à Paris.

L’affaire Dreyfus est en effet synonyme d’une erreur judiciaire qui provoqua une crise politique majeure et divisa l’opinion publique du pays en deux camps : les dreyfusards et les antidreyfusards.

Il était né le 9 octobre 1859 à Mulhouse, benjamin de neuf enfants. Lorsque l’Alsace-Lorraine devint allemande en 1871, ses parents, Raphael Dreyfus, industriel, et Jeannette Libmann-Weill, ne voulant pas prendre la nationalité allemande, partirent à Paris.

Alfred entra à l’Ecole polytechnique en 1878 et devient officier d’artillerie, avant d’intégrer l’Ecole de Guerre en 1890. La même année, il épouse Lucie Hadamard avec qui il aura deux enfants, Pierre et Jeanne, nés respectivement en 1891 et 1893.

Trois ans plus tard, on le retrouve au ministère de la guerre en tant qu’attaché à l’état-major de l’armée comme capitaine-stagiaire. En septembre 1894, le service de contre-espionnage intercepte un bordereau contenant des secrets militaires français qui aurait été envoyé à l’ambassade allemande. Les origines alsaciennes et juives d’Alfred Dreyfus le désignent aussitôt comme suspect idéal.

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26    fév 20120 commentaire

Nos ancêtres paysans

La France fut longtemps un pays profondément rural ; jusqu’à l’entre-deux-guerres sa population vivait  majoritairement dans les campagnes.

Sous l’Ancien Régime, la société était très largement rurale. Nous avons tous des ancêtres paysans, qu’ils fussent laboureurs (ceux qui possédaient des terres et employaient des personnes) ou serfs.

Si le clergé s’acquittait du don gratuit (une somme minime qu’il déterminait) et la noblesse était dispensée, les paysans qui faisaient partie du tiers état, payaient de lourds impôts, tels la gabelle (l’impôt sur le sel), la dîme versée au clergé, et tous les impôts nobiliaires ou droits seigneuriaux.

Méprisés et dévalorisés, ils ne disposaient d’aucune représentation politique alors qu’ils étaient numériquement les plus importants et que l’économie du pays reposait sur leur travail. A cette époque, 80% de la population était rurale, dont 60% étaient paysans (les 40% restants vivaient de l’artisanat et de l’industrie).

Globalement, 50% des terres cultivées appartenaient aux nobles et au clergé ; les paysans possédant des terres moins bonnes que les deux classes privilégiées. La majorité possédait de très petites parcelles : moins de deux hectares alors que l’autosuffisance pour une famille nécessitait environ cinq hectares.

Les terres étaient exploitées selon trois modes différents :
-    le faire-valoir direct : le paysan était propriétaire de sa terre qu’il cultivait lui-même.
-    Le faire-valoir indirect : le propriétaire (un bourgeois, noble ou membre du clergé) louait les terres au paysan en fermage (en contrepartie d’un loyer fixe) ou en métayage (en général un partage à moitié fruit de la récolte).
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25    jan 20121 commentaire

‘The Artist’ ou la magie du cinéma d’autrefois

L’annonce hier des nominations aux Oscars a mis  ‘The Artist’, le film de Michel Hazanavicius, en lice pour les principales catégories de la grande cérémonie du cinéma américain.

Si le film se veut un hommage au cinéma muet d’outre-Atlantique, il semble aussi faire un clin d’œil aux premiers films, car français aussi, de Le Prince et des frères Lumières, en 1888 et 1895.

The Artist (Crédit: site officiel www.TheArtistMovie.net)

Le succès de ce film en noir et blanc et muet de surcroît ne peut que ravir les passionnés de généalogie et d’histoire. Racontant les bouleversements suscités par l’arrivée du cinéma parlant dès 1927, c’est une pure merveille qui nous fait voyager dans le temps pendant mais aussi après la projection. Au son des musiques envoûtantes du film, vous pensez immanquablement à ceux qui dans votre famille connurent l’âge d’or du cinéma muet, ceux qui découvrirent avec émerveillement et enthousiasme la magie de ces premières images sur grand écran.

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