22    sept 20130 commentaire

Ty, le généalogiste voyageur, 3ème partie

Après Dublin, nous retrouvons Ty cette semaine à Paris. Voici ses aventures et ses astuces depuis la capitale française.

Après mon séjour irlandais, je suis arrivé à Paris, où je suis resté plusieurs jours. Puis je suis allé à Villedieu-les-Poêles, à environ 2 heures à l'ouest de Paris. La région est connue pour son artisanat et l'extraction du cuivre. Le roi Henri I (fils de Guillaume le Conquérant), les Chevaliers Hospitaliers, les Templiers et les Chevaliers de Malte y ont leurs racines.

Lors de ma première journée à Paris, j'ai visité la Tour Eiffel deux fois, en début d'après-midi et de nouveau après le coucher du soleil. Un autre écrivain de voyage m'avait demandé quelques photos de la Tour la nuit, alors j'ai décidé d’y retourner.

La Tour Eiffel de nuit

Lorsque vous voyagez pour des raisons généalogiques, n'oubliez pas que presque tous les lieux - en particulier les grandes villes historiques comme Paris - proposent deux aspects intéressants. Ce que vos ancêtres connaissaient : les églises, les maisons et les quartiers, les lieux de travail, et la culture de la ville en général.

J'ai toujours entendu dire dans ma famille que j’ai des racines française, mais je n'ai pas encore pu les découvrir. Si c’est bien le cas, c’était avant que la Tour Eiffel ne fut construite (1887-1889). Et même si mes ancêtres ne l’ont jamais vue, elle fait partie de la culture française et il est également important de se rappeler du présent lorsque vous voyagez. Pour votre propre sécurité, n'oubliez pas que Paris, aussi belle et cultivée soit-elle, est une grande ville. Dans n'importe quelle grande ville, soyez conscient de votre sécurité personnelle lorsque vous voyagez dans de nouveaux endroits.

Alors que j’étais au pied de la Tour, les yeux levés vers sa toile d'araignée de fer, une jeune femme s’est approchée de mois avec une chemise sous le bras. Ma première pensée fut qu'elle faisait partie d’une agence de tourisme ou de l'information. Son bloc-notes portait sur une pétition pour les personnes handicapées en France. Elle m'a demandé si j’étais prêt à signer. La page était une photocopie de mauvaise qualité avec une succession de noms et de signatures avec les âges, pays, et villes.

Il y avait aussi une ligne précisant le montant du don. La femme me dit alors qu'un don de 10 euros aiderait les personnes handicapées. J'ai compris alors qu’il s’agissait d’une escroquerie. Les autres signatures étaient probablement fausses, tout comme les dons.  Les premiers étaient les plus importants : 50 euros, 25 euros, 30 euros. Cette personne ne représentait qu’elle-même et collectait l'argent pour son usage personnel.

Quelqu'un d'autre s'est approché de moi plus tard, une carte manuscrite en main, racontant qu'elle était une réfugiée serbe, ici avec son père et son frère, atteint de la leucémie. Elle demandait elle aussi de l’argent. Une autre arnaque.

Après avoir été  abordé par ces deux personnes à moins d'une minute d'intervalle, j'ai commencé à regarder autour de moi. J'ai vu une douzaine d’autres personnes avec le même profil.

La plupart des villes, en particulier les grandes avec des populations sans-abri, ne permettent pas la mendicité ou la sollicitation dans la rue et dans les lieux publics. Dans la plupart des endroits - même ma propre petite ville natale - il faut un permis pour tout type de vente sur la voie publique. Envoyer des personnes, leurs dossiers sous le bras, pour collecter de l'argent auprès des touristes risquerait de ruiner la réputation d’une ville.

La statue équestre du roi Louis XIV dans la cour du Musée du Louvre

Retournons à l’aspect positif. Alors que je suis ici, à Paris, j'ai décidé de visiter les catacombes sous la ville. J'ai vu beaucoup de photos et lu dessus depuis des années. L'histoire me fascine : une ville en pleine croissance qui à cause du manque d’espace pour ses morts, a déplacé les os dans un dédale de tunnels sous la ville, et réutilise les vieilles pierres pour conserver les restes des morts. C'est quelque chose qui m’a toujours semblé si mystérieux.

Cela m'a fait penser à une trouvaille récente que j’ai faite sur mes racines écossaises. Une Smart Match de MyHeritage sur mon ancêtre Alexander McKenzie m’a permis de localiser sa tombe au Canada. Alexander est né dans la région de l’Assynt en Ecosse en 1784, et est mort au Canada en 1871.

J'ai toujours eu un sentiment étrange sur les cimetières et la photographie. Lorsque je visite un cimetière, je suis toujours gêné de prendre des photos des tombes. En fait, je n'ai pas l’habitude. J'apprécie toutefois d’avoir le lien vers les photos des tombes de mes ancêtres quand je les trouve en ligne ou sur d'autres sources. Je n'ai rien contre les gens qui prennent les tombes en photo, mais j’ai toujours le sentiment que ça porte malheur. C'est un étrange paradoxe pour moi, être un généalogiste, un photographe et un écrivain de voyage, et avoir une telle réaction superstitieuse.

Les catacombes me font penser aux descendants de ceux dont les restes ont été déplacés et réassemblés. Il y a très peu de marqueurs de nom pour ceux enterrés là, quelque 6 millions de personnes. Les ossements ont été mélangés et réorganisés au cours des années ; les os ont été vandalisés, détruits ou volés, puis réorganisés. Il n'y a vraiment aucun moyen de dire de qui sont tous ces os. Il n'y a pas de listes fiables des noms de ces morts. Il y a de nombreuses effigies et des monuments construits avec les os.

Crânes et ossements dans les catacombes de Paris

C'est à la fois fascinant et triste de penser au travail qui a été effectué pour déplacer les corps, et les disposer ainsi. Les processions religieuses passaient lentement dans les rues lorsque les os étaient transportés dans les catacombes, pour assurer l'inviolabilité des sépultures et la protection des âmes. Dans le même temps, le fait de déplacer et de mélanger les os a eu pour conséquence une grande perte d'information. Alors que les tombes et les mausolées étaient déplacés, la plupart des pierres tombales ont été perdues. En outre, beaucoup ont disparu après la révolution de 1789.

Dans un cimetière, les pierres tombales portent généralement certaines informations telles que la date de naissance, la date de décès, un lieu ou une autre information biographique. Pour les quelque 6 millions de personnes qui sont mortes avant 1785, il n'existe aucune information.

C'est étrange d'être à la fois fasciné et effrayé en même temps. Les catacombes sont un endroit mystérieux et morbide. Pourtant, elles représentent une période historique, dont les informations sont maintenant perdues.

Avez-vous des ancêtres enterrés dans Paris avant 1785 ?

Merci de m'avoir lu, et j'espère que vous appréciez également les photos. N'oubliez pas de visiter mon site pour suivre mon voyage, et voir plus de photos.

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